0003s
r6vis6e,
si,
par exemple, de nouveaux 6l6ments de preuve viennent jeter un
doute sur la d6claration de culpabilit6, comme c'est le cas en I'espdce.
Chaque gouvernement a une obligation de diligence envers ses citoyens et la
CHRGG 6tant un organisme gouvernemental, les autorit6s n'auraient aucune
difficulte d mettre en @uvre ses conclusions relatives d la condamnation des
Requ6rants, quelles qu'elles soient.
12.A notre avis, le raisonnement de la Cour n'aurait pas d0 6tre fond6 sur des
hypotheses concernant l'impact potentiel de la lettre sur la condamnation des
Requ6rants, si elle avait 6te disponible au moment de leur procds et de leur
o
recours en appel. Ce qui est plus pertinent et sur quoi la majorit6 aurait d0 se
fonder, c'est le fait que rien dans le dossier n'indique que la lettre a et6
soumise aux juridictions nationales, alors qu'elle 6tait en possession des
Requ6rants au moment of ils introduisaient leur requ6te en r6vision de l'arr6t
de la Cour d'appel.
que la Cour n'ait pas exhort6 l'Etat d6fendeur d s'assurer que la CHRGG
achdve les enqu6tes qu'elle a initi6es et d prendre les mesures n6cessaires,
13. Bien
le cas 6ch6ant, nous esp6rons que I'Etat agira tout de m€me dans ce sens,
pour assumer sa responsabilit6 internationale et de remplir son devoir envers
ses citoyens.
o
Fait d Tunis ce septidme jour du mois de d6cembre de l'an deux mille dix-huit
en anglais et en frangais, le texte anglais faisant foi,
Juge Ben KIOKO- Vice-Pr6sident
Juge Tujilane R. CHIZUMILA
U?-CI-u-1.^*q
3