Louga le rapport établi à l’encontre de Siny DIENG aux fins de saisine
immédiate du juge d’instruction.
57- Ce rapport résulte d’investigations sur des faits susceptibles de constituer
une infraction de blanchiment de capitaux après réception et traitement des
déclarations de soupçon dressées par les services des banques : la Banque
internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BICIS) et la
Compagnie bancaire de l’Afrique occidentale (CBAO).
58- Selon ce rapport, Siny DIENG qui se disait commerçant rentré
d’immigration de l’Europe, était porteur de la somme de cent millions (100
000 000) de francs CFA et voulait l’introduire dans le système bancaire.
59- Devant son incapacité à fournir des justificatifs nécessaires à une pareille
opération, il se résolut à ouvrir deux comptes simultanément à la BICIS et à
la CBAO pour y loger la somme précitée.
60- Ainsi, aussitôt après leur ouverture, les deux comptes ont commencé à
recevoir, entre les mois d’août 2010 et janvier 2011, des versements
successifs de numéraires par le titulaire lui-même ou par l’intermédiaire de
ses relations familiales ou amicales, le montant total qu’il disait détenir
personnellement ou par l’intermédiaire de son ami Sellé KHOULE.
61- L’utilisation des techniques caractéristiques de l’infraction de
blanchiment de capitaux notamment la dispersion de fonds, le
fractionnement, l’amalgame des fonds avec utilisation exclusive de
numéraires, son incapacité de fournir les éléments justificatifs de l’origine
licite de l’argent qu’il détenait et sa réputation de narcotrafiquant à Turin,
ville italienne réputée être le bastion des trafiquants émigrés sénégalais, ont
fait peser de forts soupçons sur lui.
62- Inculpé de blanchiment de capitaux par le juge chargé du 1er cabinet
d’instruction du Tribunal Régional de Louga, Siny DIENG a contesté les
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