161. ll demande restitution également en faisant a la Cour valoir de qu’une rendre une ordonnance indemnisation, plutét de qu’une restitution devrait 6tre versée de préférence, étant donné qu'il ne peut pas revenir a la situation dans laquelle il se trouvait avant les décisions des juridictions de l’Etat défendeur. 162. Pour sa part, Etat défendeur affirme que le Requérant purge une peine prévue par les lois en vigueur en République-Unie de Tanzanie pour les crimes qui lui sont reprochés. 163. L’Etat défendeur ajoute que la demande du Requérant en vue de sa remise en liberté est inopportune et que la Cour n’a pas compétence pour ordonner la remise en liberté du Requérant. *kK 164. En ce qui concerne la demande du Requérant visant l’annulation de la déclaration de sa culpabilité, la Cour réitére sa jurisprudence antérieure selon laquelle elle n’examine pas les détails des questions de fait et de droit qui releve de la compétence des juridictions nationales®. 165. En ce qui concerne la demande du Requérant de voir ordonner l’annulation de la peine prononcée et sa remise en liberté, la Cour de céans rappelle, comme elle I’a fait observer dans sa jurisprudence, qu'elle ne peut ordonner de telles mesures que dans des circonstances exceptionnelles et impérieuses®. Relativement a l’'annulation de la peine, la Cour a estimé qu'elle n’est justifiée par exemple que dans les cas ou la violation constatée est telle qu’elle a nécessairement entaché la condamnation et le prononcé de la peine. Pour ce qui est 52Mohamed Abubakari c. République Unie de Tanzanie (fond), § 28 ; Minani Evarist c. République-unie de Tanzanie (fond) 2 RJCA 415, § 81. 53Alex Thomas c. République-Unie de Tanzanie (fond), § 234. Armand Guéhi c. République-Unie de Tanzanie (fond et réparations), § 160. 46

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