susceptibles de confirmer son alibi et conclut en conséquence que l'Etat défendeur n’a pas violé l’article 7(1) (c) de la Charte. Violation alléguée du droit du Requérant a une assistance judiciaire gratuite 100. Le Requérant allegue également qu'il n'a pas bénéficié d’une assistance judiciaire gratuite devant la Haute Cour et devant la Cour d’appel, ce qui lui aurait permis de mieux comprendre les problemes juridiques et de procédure soulevés lors de ses appels. Il fait encore valoir que pour ne lui avoir pas accordé cette assistance, les juridictions nationales ont manqué a l’obligation inscrite a l'article 3 du Code de procédure pénale de |’Etat défendeur, violant ainsi l'article 7(1)(c) de la Charte. 101. Le Requérant invoque a cet égard l’arrét rendu dans I’affaire Wilfred Onyango Nganyi et (9) neuf autres c. République-Unie de Tanzanie, dans lequel la Cour avait conclu que compte tenu de la gravité des accusations portées contre les Requérants, I’Etat défendeur était tenu de fournir une assistance judiciaire gratuite ou, a tout le moins, d’informer les Requérants de leur droit a une telle assistance dés qu'il est devenu €vident qu’ils n’étaient plus représentés. 102. L’Etat défendeur fait valoir que si le droit A la défense est absolu en droit interne, le droit a l’assistance judiciaire n'est obligatoire que dans les cas d’homicide, de meurtre ou d’homicide involontaire ; que pour toutes les autres affaires pénales, une telle assistance n'est accordée qu’a la demande de l’accusé, incapable de rémunérer s'il est établi qu'il les services d’un avocat. est indigent et En réponse aux allégations du Requérant, Etat défendeur affirme qu’aé aucun moment de la procédure celui-ci n’a formulé une telle demande plutét choisi d’assurer lui-méme sa défense. 30 et qu’il avait

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