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l'affaire au sein de la Chambre ordinaire. ll a ajout6 que la d6cision de la Chambre
ordinaire etait, dans l'ensemble, favorable au Requ6rant.
113. L'Etat d6fendeur ajoute
que les huit (8) juges qui ont si6ge dans les deux
Chambres de la Cour supr6me se sont apparemment prononc6s en faveur du
Requ6rant devant la Chambre ordinaire, ce qui a emp6ch6 le recouvrement des
sommes que le Requ6rant avait obtenues de l'Etat de manidre inconstitutionnelle.
Dans ces circonstances, l'Etat d6fendeur se pose la question de savoir pourquoi
le Requ6rant porte aujourd'hui des allegations de partialit6, du simple fait que les
m6mes juges ont, d la deuxidme occasion, exerc6 leur pouvoir de revision pour
ordonner le remboursement des sommes qui lui avaient 6t6 vers6es.
114. En outre, I'Etat d6fendeur affirme que la Cour supr6me n'a pas 6t6 sp6cialement
constitu6e pour examiner l'affaire en I'espdce et qu'il n'existe aucune preuve de
manipulation ou d'influence de la part de I'ex6cutif. Pour l'Etat d6fendeur, ni la
composition de Ia Cour, ni l'examen de l'ensemble de la proc6dure devant la Cour
supr6me ne r6vdlent une violation du droit du Requ6rant d'6tre jug6 par une
j
uridiction impartiale.
115. La Cour reldve que la pr6sence
de huit (8) juges d'abord dans la Chambre
ordinaire puis dans la Chambre de r6vision pour la m6me affaire n'est pas un point
en discussion entre les Parties. Le point de divergence entre les Parties, qui
constitue le principal litige que la Cour de c6ans doit trancher, r6side dans la
question de savoir si la composition de la Chambre de r6vision, dont la majorite
des membres ont 6galement si6g6 dans la Chambre ordinaire, jette sur
l'impartialit6 de la Chambre un doute tel que nul ne peut raisonnablement
s'attendre d une d6cision 6quitable.
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