005t1? 72.L'ttat dSfendeur soutient 6galement que selon la pratique et la jurisprudence du Droit international des droits de I'homme, un d6lai de six (6) mois aprds l'6puisement des recours internes est consid6r6 raisonnable pour d6poser une requ6te, ce qui n'est pas le cas en l'espdce. 73. L'Etat d6fendeur soutient encore que la date du prononc6 de l'arr6t de la Chambre de r6vision de la Cour supr6me, i savoir le 29 juillet 2014, doit constituer le point de d6part pour l'6valuation du caractdre raisonnable du d6lai dans lequel le Requ6rant a form6 son action. 74.L'tlald6fendeur affirme que la p6riode d'environ trois (3) ans que le Requ6rant a observde aprds le prononc6 de l'arr6t pour saisir la Cour de c6ans constitue un d6lai non raisonnable, dans la mesure oU rien ne l'emp6chait de d6poser sa Requ6te. L'Etat defendeur ajoute que le Requ6rant n'6tait ni d6tenu, ni plac6 en d6tention provisoire, ni assign6 i r6sidence. Le Requ6rant a neglig6 de faire valoir ses droits, soutient l'Etat defendeur ; ses droits de l'homme n'ont pas 6t6 viol6s en r6alit6, mais il a simplement 6t6 contrari6 par le changement de gouvernement qui a davantage affect6 sa situation. 75. L'Etat d6fendeur fait valoir qu'entre 2015 et 2016, deux arr6ts ont 6t6 rendus en faveur du Requ6rant dans les affaires p6nales n'FTRM/115/12 devant la Haute Cour du Ghana d Accra et n' H2117115 devant la Cour d'appel du Ghana d Accra. 76.Par la suite, le Requ6rant a engag6 une action contre I'Attorney General devant la Cour d'appel, pour contester le rapport de la Commission d'enqu6te sur tout paiement excessif effectue sur des fonds publics en rdglement de cr6ances constat6es par arr6t. Cette Commission d'enqu€te a examin6, entre autres, les paiements effectu6s au b6n6fice du Requ6rant et des entreprises qui lui 6taient associ5es. Toutefois, ces paiements n'avaient aucun rapport avec l'objet de sa Requ6te devant la Cour de c6ans. L'Etat d6fendeur soutient qu'il n'est donc pas 22 -N€

Select target paragraph3