lacune que la pratique de la Cour doit combler ; car celle-ci ne saurait, sans violer les droits des individus, leur imposer des conditions et des formalités plus lourdes que celles prévues par les textes communautaires ». Elle a encore rappelé ce point dans bien d’autres arrêts (arrêt du 8 juillet 2011, Oceanking c/ Etat du Sénégal par exemple). 26. La Cour reste fidèle à cette manière de voir, elle considère qu’elle n’a pas à méconnaître les textes qui gouvernent son organisation et son fonctionnement. Dès lors, la requête introduite devant elle par Mademoiselle Azali Abla et Egou Carole est recevable. B) Sur le fond 27. La Cour doit d’abord se pencher sur la question de l’atteinte même à un droit (a) avant d’examiner, éventuellement, les conséquences qui s’attachent à la conclusion à laquelle elle sera parvenue (b) a) Sur l’atteinte aux droits des requérantes 28. La Cour constate qu’au moment où est saisie, plus de six (6) années et plus de sept (7) années se sont écoulées s’agissant d’une procédure, somme toute très courante, de traitement des deux dossiers respectifs qui lui sont soumis. Elle constate que les requérantes, ont, par le biais de leur conseil, effectué une série de démarches pour faire aboutir la procédure, démarches dont les preuves ont été versées au dossier. Il s’agit notamment : - du courrier du 20 novembre 2008, adressé à Monsieur le greffier en chef près le Tribunal de première instance de Cotonou ; - du courrier du 21 janvier 2009 adressé à Monsieur l’Inspecteur Général des Services Judiciaires, à Cotonou ; - du courrier adressé à Monsieur le Greffier en chef près le Tribunal de première instance de Cotonou, du 25 mai 2009 ; - du courrier du 26 mai 2009 adressé à Monsieur le Procureur de la République, l’informant de la précédente démarche ; - du courrier du 26 mai 2009 adressé à Monsieur le Président du Tribunal de première instance de Cotonou, aux mêmes fins ; - du courrier du 22 juin 2010 adressé à Monsieur l’Inspecteur Général des Services Judiciaires, à Cotonou ; - du courrier du 7 mars 2011, toujours adressé à Monsieur le Greffier en chef près le Tribunal de première instance de Cotonou (il y aurait alors eu un nouveau Greffier affecté au Tribunal) ; 7

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