96.L’Etat défendeur n’a pas répondu a cette allégation.
eK
97.La Cour fait observer que l’alibi est un moyen de preuve important pour
la défense.
L’alibi est implicite dans le droit a un procés équitable et il
doit faire l'objet d’un examen
approfondi
et éventuellement d’un
rejet,
préalablement a la déclaration de culpabilité2®. Dans son arrét en l’affaire
Mohamed
Abubakari
c. République-Unie
de
Tanzanie,
la Cour
a fait
observer que
Lorsqu’un alibi est établi avec certitude, il peut étre décisif sur la question
de la culpabilité de la personne poursuivie. Cette question était d’autant
plus importante, dans la présente affaire, que l’inculpation du Requérant
reposait sur les déclarations d’un témoin unique et qu’aucune séance
d’identification n’avait été faite”®.
98.
Enl’espéce, la Cour reléve que dans le jugement rendu par le Tribunal
de district dans la premiére affaire, le Requérant avait invoqué un alibi
et affirmé qu’il se trouvait sur son lieu de travail au moment ow le vol
du véhicule
aurait eu lieu.
La Cour
note
en outre que
toutes
les
juridictions, a savoir le tribunal de district, la Haute Cour ainsi que la
Cour d’appel avaient examiné cet alibi, mais qu’elles avaient estimé
que l’alibi n’était pas fondé, compte tenu des temoignages irréfutables
de PW2
et PW3S sur I’identité du Requérant.
Etant donné
la grande
marge d’appréciation dont disposent les juridictions nationales a cet
égard,
la Cour
ne voit aucune
raison
d’intervenir ou de
conclure
différemment.
99.
Compte
tenu
de
ce
qui
précéde,
la Cour
rejette
l’allégation
du
Requérant selon laquelle il n’avait pas été autorisé a citer des témoins
28VMiohamed Abubakari c. République Unie de Tanzanie (fond), §191, et Kennedy Owino Onyachi et
Charles John Mwanini Njoka c. République-Unie de Tanzanie (fond), §. 93.
22/bid, §. 93.
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