constitue une violation de l'article 7(1) (c) de la Charte africaine des
droits de I’homme et des peuples.
iii.
Qur’ila été condamné, contrairement a la loi, 4 une peine de trente ans
de réclusion dans l’'affaire pénale n° 95/2003, au lieu des quinze (15)
ans qu’il était supposé rester en prison, qu’ila
été condamné en vertu
de l'article 285 du Code pénal, ce qui constitue une violation de l'article
13(6)(c) de la Constitution de la République-Unie de Tanzanie (1977)’.
24.L’Etat défendeur fait également valoir que la Cour n’est pas dotée de la
compétence
d’une juridiction d’appel
pour connaitre des questions
de
preuve et de procédure déja réglées par la Cour d’appel. A cet égard,
Etat défendeur souligne les allégations suivantes :
i.
Dans
laffaire
pénale
n° 95
de
2003,
les tribunaux
ont commis
une
erreur, pour s’étre fondés sur la preuve d’identification que constituent
les dépositions
des
témoins
a charge
PW2
et PW3,
qui
n’avaient
cependant pas pu décrire le Requérant, ce qui constitue une violation
de l'article 13(1) de la Constitution de la République-Unie de Tanzanie
(1977).
ii. | L’identification par les temoins a charge PW2 et PW3 étaient incertaines
car elles n’étaient pas corroborées par des témoins indépendants, ce
qui constitue une violation du principe d’égalité devant la loi*.
25.En réponse aux arguments de l’Etat défendeur, le Requérant fait valoir
que
méme
compétente
si
la
Cour
n’est
pas
une
juridiction
d’appel,
elle
est
pour connaitre de tout différend relatif a la violation des
dispositions de la Charte ou de tout autre instrument pertinent relatif aux
droits de l'homme, pour apprécier les décisions des tribunaux nationaux,
réexaminer
les
preuves,
annuler
la
peine
prononcée
et
l'acquittement d’une victime de violation de droits de l'homme.
2 Repris in extenso des conclusions de IEtat
’
défendeur.
3 Repris in extenso des conclusions de |'Etat défendeur.
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