8. Le dossier a été mis en délibéré pour arrêt être rendu le 19 mai 2015. 9. Le délibéré a été prorogé au 06 Octobre 2015 puis rabattu, et l’affaire renvoyée au 16 février 2016 pour comparution personnelle du requérant. 10. A cette date, les parties ont comparu et à l’issu des débats, le dossier a été mis en délibéré pour arrêt être rendu le 20 avril 2016. II- FAITS-PRETENTIONS ET MOYENS DES PARTIES 11. Par requête reçue au greffe de la Cour de Justice le 08 janvier 2015, Monsieur AMETEPE Koffi a attrait la République du Togo devant ladite Cour pour la voir : Dire et juger : - Que les agissements des éléments de la Force d’Intervention Rapide (FIR) et de la gendarmerie nationale sont constitutifs d’actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants en violation flagrante et manifeste des articles 16 et 21 alinéas 1 et 2 de la Constitution togolaise, des stipulations des articles 4 et 5 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (C.A.D.H.P), de l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (D.U.D.H), des articles 7 et 10-1 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (P.I.D.C.P), de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruel, inhumains ou dégradants pris en l’esprit et en la lettre de l’article 1er des principes fondamentaux relatifs aux traitements des détenus et des principes 1er et 6 de l’Ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement ; - Que les conditions d’arrestation et la détention du requérant au camp FIR à la gendarmerie nationale de Lomé pendant cinq jours 3

Select target paragraph3