decembre 2006 fixant !'organisation et le fonctionnement de la Cour Supreme,
modifiee et completee par la loi N° 2017/014 du 12 juillet 2017, est toujours
presidee par le Premier President conformement a !'article 18 de la loi de 2006
SUS referencee .
82 . Cependant, ii convient de constater que les pouvoirs sus exposes incombent au
President de la Cour Supreme qui a une competence nationale ; alors meme que
la loi n'a pas emis l'hypothese ou le President de la Cour Supreme lui-meme serait
mis en cause dans le cadre d'une procedure penale.
83. Pour le Plaignant, ii apparait done la un obstacle essentiel auquel les victimes ont
fait face, les empechant par consequent de mettre en ceuvre un recours, le cas
echeant au regard de la qualite de la personne visee ; etant entendu que celle ci n'aurait pas pu autoriser !'engagement de poursuites a son egard.
84. Sur les cas de jurisprudence, le Plaignant fait observer qu'ils sont non illustratifs
du cas present puisqu'aucune de ces decisions ne se rapporte a une quelconque
condamnation du « Premier President de la Cour Supreme » pour servir
efficacement d'exemple. II en est de meme pour les infractions que l'Etat du
Cameroun se contente de citer sans toutefois les caracteriser au cas d'espece.
L'Etat du Cameroun developpe un argumentaire fallacieux en faisant croire que
le magistrat camerounais est un fonctionnaire au sens du decret N°94/199 du 07
octobre 1994 portant Statut general de la Fonction Publique alors meme que
celui-ci beneficie d'un statut particulier qui deroge a celui des autres
fonctionnaires.
85.Aux dires du Plaignant, ii coule done de source que les recours internes sont
reputes avoir ete epuises du fait d'une part du temps anormalement long ecoule
pour apposer la formule executoire sur l'arret de la CCJA et d'autre part, du fait
de l'inefficacite des recours internes au regard de l'impossibilite de la mise en
ceuvre des recours relativement a la qualite des personnes visees tel que decide
dans l'affaire RADDHO c/Zambie, communication 71 /92.
86. Sur l'inefficacite des recours internes liee aux entraves legales, ii appert pour le
Plaignant que les recours evoques par l'Etat du Cameroun n'auraient pas pu
prosperer au regard de l'impossibilite legale de mettre en ceuvre !'action penale
contre le Premier President de la Cour Supreme relativement a ses prerogatives
exorbitantes de droit commun et du blocage du recours administratif engage par
les victimes du fait d'une correspondance de l'Etat du Cameroun rassurant de la
mise sur pied des actions appropriees sans suite jusqu'a ce jour.
87. Pour le Plaignant, ii y a lieu de rejeter !'argument de l'Etat de Ca
!'existence et l'effectivite des recours comme non fonde car les prete
de recours internes presentees par l'Etat du Cameroun sont ma
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