4 et sa femme se sont rendus à la gendarmerie où le commandant Sidibé leur a raconté qu’Alhousseine Camara avait arraché le sac d’une femme, et que ses blessures résultent d’une collision avec un véhicule lors de sa fuite après le vol. 8. Le père de Camara a contacté un autre de ses voisins, le ministre délégué du transport, Tidiane Traoré. L’oncle de Camara est allé voir le Chef d’Etat-major adjoint et lui a raconté que Camara a été torturé par les gendarmes. Le Chef d’Etatmajor adjoint ne l’a pas cru, mais il a envoyé trois colonels avec l’oncle pour vérifier les faits, et à la suite, Camara a été envoyé à la clinique du camp Samory. Le Chef d’Etat-major a assuré l’oncle qu’il allait s’occuper de Camara et qu’il ferait en sorte que de telles choses ne se reproduisent plus dans les rangs de la gendarmerie. 9. La gravité des deux fractures à l’avant-bras gauche de CAMARA a nécessité une hospitalisation de deux mois et une opération chirurgicale le 16 novembre 2011. 10. Le 16 novembre 2011 Camara a aussi raconté son histoire au général Baldé, Chef d’Etat-major de la Gendarmerie Nationale. Ensuite, le commandant Sidibé de l’Escadron Mobile No. 4 s’est rendu au camp Samory et a donné à Camara 40,000 francs pour se taire. 11. Camara est resté hospitalisé jusqu’au 16 décembre 2011, date à laquelle il a été transféré à Matam où il a été finalement libéré. 12. À sa sortie d’hôpital, le père de Camara a suivi son dossier avec l’aide de Monsieur Traoré, ministre délégué aux Transports, le 2 février 2012, le chef de cabinet lui a dit qu'il considérait le problème résolu, car ils avaient déjà traité son fils; 13. En réaction aux actes de tortures infligés à Camara, le Haut-commissariat de la gendarmerie a suspendu le capitaine Konaté sans solde ni dotation de riz; mais ce dernier n’a jamais été poursuivi en justice.

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