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Il ressort clairement du contexte factuel que le 16 octobre 2011, le requérant, informé
qu'il était recherché par la Gendarmerie, se rendit dans les locaux de la Gendarmerie de
Matoto e une fois à l'intérieur de ces locaux, il fut interrogé par le Capitaine Konaté, qui
lui demanda un sac et, à la suite de cette enquête, a ordonné à ses subordonnés de le
torturer. Le demandeur a été ainsi menotté, attaché à un fusil suspendu entre deux chaises
et battu avec des matraques. Puis ses agresseurs, subordonnés au Capitaine Konate, ont
allumé un feu en dessous de lui pour le brûler comme un morceau de viande.
Qu´à cause de la douleur provoquée par le feu, Camara s’est débattu et a cassé une des
menottes, provoquant sa chute dans le feu. Il a subi deux fractures au bras gauche et la
totalité du dos de ce jeune homme a été gravement brulé.
Après la torture, les gendarmes l’ont amené chez un guérisseur traditionnel pour mettre
le plâtre sur ses brulures.
Dans sa tentative de couvrir le crime, le commandant de la Brigade de Matoto, Sidibé, a
contacté Camara et lui a proposé de l’enrôler dans l’armée s’il renonçait de parler du
mauvais traitement dont il a été victime.
Afin de démontrer de tels faits, le demandeur a versé au dossier les preuves documentaires
constituant les annexes 1 à 10.
Il ressort de l'analyse des preuves présentées par le requérant que, par le biais de son
avocat, il a déposé le 9 mai 2012 une plainte pénale devant le Procureur de la République,
près le tribunal de première instance de Conakry 3 - Mafanco, contre le Commandant de
l’Escadron Mobile No. 4 de Matoto, le Capitaine Konaté, l´accusant d'actes de torture et
de traitements inhumains et dégradants à son encontre, (annexe 4) comme décrits dans le
dossier.
Le 17 juillet 2012, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de
Conakry 3, Mafanco a transmis au Commandant du bureau des investigations judiciaires,
de l’État Major de la Gendarmerie Nationale et PM3 pour mener des enquêtes et le procèsverbal, la plainte introduite par le requérant pour actes de torture, traitements inhumains