52. La même affaire a également été portée à la connaissance des anciens Présidents,
Commandants en chef des Forces Armées Nigérianes, en l’occurrence le Président
Olusegun Obasanjo, et par la suite, au défunt Président Umoru Musa Yar'adua, à
l'ancien Président Goodluck Jonathan et à l’actuel Président en exercice,
Muhammadu Buhari, mais il n'y a jamais eu de réponse de leur part. Voir ANNEXE
15a-c.
53. Le requérant, ayant épuisé tous ses efforts au Nigeria tendant à obtenir réparation,
s'est adressé à l'Association Chrétienne du Nigeria en janvier 2018, pour l’assister
dans la recherche de solution à ses problèmes. L’Association l’a présenté à un autre
Cabinet d'avocats qui a fortement recommandé de saisir la Cour de Justice de la
CEDEAO en dernier recours, afin d’obtenir justice suite à la violation de ses droits
fondamentaux. Voir ANNEXE16.
54. La défenderesse a délibérément omis d'agir en conséquence pour que la cause du
requ��rant soit entendue. En effet, plusieurs appels ont été lancés par le requérant
et par d'autres organisations concernées, comme la Commission chargée du
traitement des plaintes du public, la Commission Nationale des Droits de l'Homme,
Campaign for Democracy, l'Union des Journalistes du Nigeria, y compris plusieurs
médias qui ont publié dans leurs colonnes la vérité sur l’affaire, soulignant le fait que
le Nigeria est sous un régime démocratique et que la présente Administration est
déterminée à lutter contre la corruption. Voir Annexe 17 a-f.
55. En effet, concernant la lutte contre la corruption au Nigeria, il a été rapporté que le
Président Muhammadu Buhari a exprimé sa vive préoccupation face à l’échec du
pouvoir judiciaire. Cette déclaration a été publiée par le Journal Leadership
Newspaper dans sa livraison du 19 juillet 2016. Voir ANNEXE 18.
56. Sur la base de l’ensemble des faits mentionnés ci-dessus, la violation de ses droits
humains a causé chez le requérant, un traumatisme aussi bien émotionnel que
psychologique.
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