tenu de l'impossibilite de calculer avec precision tous les dommages materiel et
immateriel que les victimes ont subis.
182. La Commission observe d'abord qu'il existe une difficulte d'identification des
victimes des actes de violation des droits de l'homme perpetres par les militaires dans
la localite de FIZI en janvier 2011. En particulier, les plaignants dressent une liste de
52 victimes. Cependant, la Commission releve qu'il y a des victimes qui sont repetees
a deux reprises tel que c'est visible dans la liste ci-haut indiquee. Il en est le cas de la
victime Bora Ezechiel Hazina (identifiee comme victime 17 et victime 52 dans les
soumissions des plaignants)80 et la victime Roda Malanda Mamy (identifiee comme
victime 41 et victime 49 dans les soumissiofs des plaignants)81.
183.A !'analyse des documents d'identification dans les deux cas, la Commission constate
que les memes victimes sont listees deux fof et font les memes reclamations. Ainsi, la
Commission etant consciente du principe selon lequel « la reparation doit etre juste,
adequate, efficace, suffisante, appropriee, orientee vers la victime et proportionnelle au
prejudice souffert » B2 , elle ne pourra pas se prononcer sur le calcul du montant de
reparation. Par consequent, et comme il eit de son usage, elle renvoit ce calcul aux
juridictions nationales, mieux indiquees pour identifier les vraies victimes et la nature
du prejudice subi.
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"ndamnahon de l'Etat difen,ur au soutien m,!dical et psychologique des
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184. Les plaignants demandent egalement a la Commission de condamner l'Etat Congolais
a offrir aux victimes rappelees au point ci-dessus un soutien medical et psychologique
ou psychiah·ique gratuit et immediat, adequat et effectif, par le biais des institutions
specialisees de sante publiques aux victimes qui en feront la demande. Ils ajoutent que
dans l'hypothese ou l'Etat ne disposerait pas du perso1mel ou d'institutions
specialisees capables d'apporter le niveau de soutien requis, il devrait faire appel a
des institutions privees specialisees. Selon eux, le traitement doit se poursuivre aussi
longtemps que la sante des victimes l'exige.
80 Vair memoire des plaignants, para 82 & para 115.
81 Voir memoire des plaignants, para 105 & para 112.
82 Communication 389/10 - Mbinnkeu Genevieve c/ Cameroun (2015) CADHP para 131.
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