Que pour faire échec à cette décision, la Banque centrale a déposé un
recours devant la Cour Suprême du Libéria, qui fut également saisie par
le Ministère de la Justice de l’Etat défendeur d’une requête aux fins
d’intervention de l’Etat �� la procédure, assortie d’une demande de sursis
à statuer sur le recours déposé par la Banque centrale (Writ of
prohibition).
Que par ces manœuvres, la Défenderesse et ses agents ont jusque-là
réussi à bloquer la procédure qui demeure encore à ce jour pendante
devant la cour Suprême, sans qu’aucune diligence n’ait été effectuée
depuis le mois de mars 2016, malgré l’insistance de la Requérante à ce
que sa cause soit enrôlée et jugée.
Que lasse d’attendre de pouvoir enfin récupérer les fonds laissés à la
famille par son défunt mari, la requérante a saisi la Cour de céans d’une
requête pour violation de ses droits de l’Homme, notamment les articles
1,2,3,9,14 et 19 de la charte Africaine des droits de l’Homme et des
Peuples ; les articles 6,7,17 et 25 de la Déclaration Universelle des Droits
de l’Homme.
En conséquence, la requérante sollicite qu’il plaise à la Cour :
Dire que le fait pour la Défenderesse de priver la requérante de
l’accès aux fonds appartenant à son défunt mari et régulièrement
placés, auprès de banques commerciales au Libéria, y compris la
BCCI, constitue une violation de ses droits humains ;
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