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9. La justiciabilit6 intemationale des actes discr6tionnaires des Chefs d'Etats
."ri. en ddbatrT. L'application du droit intemational, y compris celui des
droits de l,homme, s'en tient, pour l',essentiel, ir un principe qui devrait
ce que
remonter aussi loin qu'd / 'Affaire Lotus de 192718, ir savoir : < Tout
l'on peut demander ir un p[at, c'est de ne pas d6passer les limites que le
le titre de
droit intemational trace d sa comp6tence ; en deqi de ces limites,
juridiction qu'il exerce se trouve dans la souverainetd >. Il en r6sulte donc
qu" tu q.r.riio1 est celle de savoir si les actes intemes portant la gr6ce
presideniielle sont ddtachables ou non de la fonction pr6sidentielle'
Fonction dont le r6gime juridique appartient globalement d la souverainet6
io,..n. des Etats. il" a.oit appiicable d l'exercice de la gr6ce pr6sidentiel,
des
sauf arbitraire contr$l6 par le droit international, assorti au droit interne
Etats. Il revenait aux requdrants, pas d la cour, d'en apporter les dldments
dont le caractdre variable selon lis systdmes juridiques nationaux semble
cet
6vident. Il est indiscutable que le controle du droit international sur
autres n'y
aspect n'est pas nul. Or, l'affaire Shukrani Masegenya Mango et
faisait aucune contribution, ils se bomaient d ddclarer le caractdre arbitraire
de l'usage par l'Etatddfendeur de la grdce prdsidentielle'
la
10.Les actes de l'ex6cutif, rattach6s au pouvoir, ne reldvent pas de
de la
compdtence judiciaire qu'exerce normalement te juge inteme du fait
au
s6paration dls pouvoirs. Louis Favoreule proposait de les soumettre
pouvoi. constitutionnel. Ceci semble une vue de l'esprit, car ce dernier reste
iributaire du droit interne, lequel reste sous [e contrdle du souverain' Le
de
droit supranational, intdgrd au droit international, exercerait un contr6le
elle-m6me,
ces actes auquel serait aisujetti, non pas la grace pr6sidentielle
mais son administration ou son exercice. Deux conditions cependant:,que
I'Etat,
ces actes soient ddtachables de l'exercice du domaine rdservd de
soient
ensuite, que ces actes, aprds validation des conditions de recevabilit6,
r6ellement entach6s d'arbitraire.
I
soutenu
en r6sultait que, mpme si en l'Affaire Shulvani et autres, il 6tait
par les requdrants que l',Etat ddfendeur < excluait syst6matiquement de
."tt. g.a." tes d6tenus qui purgent de longues peines, violant ainsi I'article
2 delaCharte et I'article 13(l) (2) (3) (4) et (5) de la Constitution de I'Etat
l.Il
cl'Etat et le droit international
Cosnard (M.), < Les immunitds du chef d'Etat >, SFDI, Le chef
Colloque de Clermont Q uin 2001), Paris, Pedone, 2002,P.201
nol0, P. 19
ts
v. CPJI, Affaire du < Lo/r/s ), France arr6t du 7 septembre I 92 7, S6rie A,
2004, P.461-463
RF'DC,
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constitut
droit
,
du
Mauss (D.), Louis Favo reu, un missionnaire
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