35. En conséquence, la Cour rejette l’exception et considère que la Requête est compatible avec l’Acte constitutif et satisfait, donc, à l’exigence de la règle 50(2)(b) du Règlement. B. Sur l’exception d’irrecevabilité tirée du non-épuisement des recours internes 36. L’État défendeur fait valoir que le Requérant ne prouve pas qu’il a utilement saisi les juridictions nationales contre les personnes responsables des griefs qu’il soulève. Selon l’État défendeur, le Requérant n’apporte pas non plus la preuve que les recours internes sont inefficaces ou inutiles. 37. En outre, relativement à l’affirmation du Requérant selon laquelle la Requête dont il a saisi la Cour constitutionnelle concernant ses avocats est restée sans suite, l’État défendeur rappelle que cette haute juridiction est compétente pour connaître des litiges opposant les citoyens à l’État et non pour ceux de droit privé opposant un avocat à ses clients. 38. L’État défendeur en conclut que les recours internes n’ont pas été épuisés et que la présente Requête doit être déclarée irrecevable. *** 39. Le Requérant conclut au rejet de l’exception. Il soutient, en effet, que la règle de l’épuisement des recours internes ne peut, en l’espèce, lui être opposée dans la mesure où les recours disponibles se prolongent de façon anormale et sont par conséquent, inefficaces. 40. Il soutient que la Cour constitutionnelle, garante du respect des droits de la personne humaine, a rendu le 26 janvier 2016, dans l’affaire l’opposant à ses deux avocats, une décision non conforme à l’article 2, paragraphe 3, du PIDCP. Selon lui, ce recours n’est pas de nature à réparer les préjudices subis en cas de violation des droits de l’homme et est, donc, inefficace. 13

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