156. L’État défendeur soutient que le Requérant a été traité avec respect et
dignité pendant sa détention préventive. L’État défendeur soutient, en outre,
que l’allégation du Requérant selon laquelle, après son arrestation, il a été
maintenu en détention pendant cinq jours sans le moindre repas, est
formulée pour la première fois. L’État défendeur affirme que le Requérant
n’a jamais soulevé cette question nulle part d’autre, pas même dans sa
Requête au fond devant la Cour de céans. L’État défendeur estime, par
ailleurs, que si le Requérant avait soulevé cette question devant les
juridictions internes, les procédures nécessaires auraient été engagées
pour y remédier. L’État défendeur fait donc valoir que le Requérant ne peut
soulever de nouvelle allégation. Il demande donc à la Cour de ne pas y faire
droit et de la rejeter par voie de conséquence.
157. L’État défendeur ajoute que le Requérant a été jugé dans un délai
raisonnable et que sa demande d’indemnisation n’est donc pas fondée.
158. En ce qui concerne le préjudice moral allégué concernant les enfants du
Requérant qui auraient été exclus de l’école, l’État défendeur a déjà fait
valoir que le Requérant n’a pas démontré l’existence du lien de parenté
entre lui et ses enfants présumés et qu’il n’a donc pas étayé sa demande.
Il ne peut donc prétendre à une quelconque réparation ou indemnisation.
159. En ce qui concerne la perte alléguée par le Requérant de sa maison, l’État
défendeur maintient qu’aucun lien de causalité n’a été établi entre la
violation alléguée et le préjudice allégué. L’État défendeur soutient que le
fait pour le Requérant de n’avoir pas bénéficié d’une assistance judiciaire
n’est pas constitutif d’un déni de justice. Le Requérant a eu la possibilité
d’assurer lui-même sa défense. L’État défendeur affirme, en outre, que
même si le Requérant avait bénéficié d’une assistance judiciaire pour sa
défense, cela n’aurait en rien changé l’issue de l’affaire, à savoir la
reconnaissance de sa culpabilité par le Tribunal de première instance.
L’État défendeur fait également valoir que le Requérant n’a pas étayé son
affirmation selon laquelle sa maison avait été mise en vente et qu’il n’a, non
plus, joint un quelconque document prouvant qu’il était propriétaire de la
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