IV.41- La Cour conclut, au regard de ce qui précède, qu’il n’y a pas eu violation du droit des requérants à présenter des témoins pour leur défense et de celui de demander une expertise ; Elle ne saurait, alors, accueillir les prétentions des requérants sur ce chef de demande ;  Sur la violation du droit à l’égalité des citoyens devant la loi et devant la justice IV.42- Les requérants ont allégué que le Doyen des Juges d’Instruction a refusé leurs demandes de fournir une caution en nature alors que par le passé des citoyens ont pu bénéficier de la liberté après un tel cautionnement ; qu’il les a, aussi, privés de leur droit de recours devant la Chambre d’Accusation consacré par l’article 180 du Code de Procédure Pénale ; que par ailleurs le Procureur de la République et le Juge d’Instruction ont réservé un traitement juridique différent aux inculpés ; que Messieurs Mamadou BOCOUM et Ibrahima TOURE, pourtant inculpées dans la même procédure, n’ont pas été placés sous mandat de dépôt parce que proches du régime ; qu’il y a, donc, selon eux, rupture de l’égalité des citoyens devant la loi et la justice ; IV.43- Le défendeur a rétorqué le juge d’instruction apprécie librement l’opportunité ou non des cautions qui peuvent lui être proposées dans le cadre de la procédure qu’il administre ; que l’article 133 du Code de procédure pénale exige que le cautionnement soit fourni en espèces contrairement à l’offre des inculpés qui portait sur des biens d’autrui et en nature ;que par rapport aux deux autres inculpés laissés en liberté, sous contrôle judiciaire, aucune disposition n’oblige à réserver le même traitement juridique du seul fait qu’ils sont poursuivis 36

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