dans l’État défendeur, est un recours extraordinaire qu’un requérant n’est pas tenu d’exercer.16 47. La Cour estime donc que les recours internes sont réputés avoir été épuisés dans la mesure où la Cour d’appel a confirmé la condamnation du Requérant. 48. À la lumière de ce qui précède, la Cour rejette l’exception de l’État défendeur tirée du non-épuisement des recours internes et considère que le Requérant a épuisé les recours internes. ii. Sur l’exception tirée du dépôt de la Requête dans un délai non raisonnable 49. L’État défendeur affirme que la Requête n’a pas été déposée dans un délai raisonnable après l’épuisement des recours internes. 50. L’État défendeur rappelle que l’arrêt de la Cour d’appel a été rendu le 7 mars 2011, soit un an après le dépôt de la Déclaration le 9 mars 2010. 51. L’État défendeur soutient, en outre, que la demande aux fins de prorogation de délai de dépôt du recours en révision du Requérant a été examinée par la Cour d’appel qui a rendu sa décision de rejet le 13 février 2015, alors que la présente Requête a été déposée devant la Cour de céans le 22 mars 2016, soit un (1) an, un (1) mois et neuf (9) jours plus tard, sans qu’aucune raison n’ait été fournie pour expliquer ce retard. 52. L’État défendeur soutient que cette période est incontestablement au-delà du délai raisonnable tel qu’il résulte de la jurisprudence internationale en matière de droits de l’homme, à savoir six (6) mois. L’État défendeur affirme donc que la Requête ne satisfait pas à la condition de recevabilité prévue à 16 Ibid., §§ 63 à 65. 13

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