convaincantes pour établir un lien entre elles et les faits
allégués » ;
27.
Qu’en l’absence de tout élément de preuve pouvant fonder
les allégations de violations du droit au respect de la dignité
humaine, il y a lieu de déclarer mal fondée cette prétention ;
2. Sur la demande de suspension de la procédure d’extradition
28.
Attendu que le requérant sollicite que la Cour ordonne la
suspension de la procédure d’extradition engagée contre lui par
l’Etat du mali ;
29.
Attendu qu’en l’espèce, la Chambre d’Accusation de la Cour
d’Appel de Bamako a rendu l’arrêt N°212 en date du 12 avril 2016
par lequel elle a émis un avis favorable pour l’extradition du
requérant ; Que cet arrêt a fait l’objet d’un pourvoi en cassation
par ce dernier ;
30.
Qu’en réalité, le requérant demande à la Cour de remettre
en cause une décision rendue par les juridictions maliennes ;
31.
Attendu cependant qu’au regard de ses compétences définies
à l’article 9 du protocole (A/SP.1/01/05) portant Amendement du
Protocole (A/P.1/7/91), la Cour ne peut s’ériger en juridiction de
contrôle des décisions rendues par les juridictions nationales ;
32.
Qu’elle a, dans plusieurs de ses arrêts, rappelé qu’elle n’est
pas une juridiction d’appel des décisions rendues par les
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