manifeste ayant entraîné un déni de justice à son égard, par rapport à d’autres justiciables dans la même situation.19 58. La Cour note que l’argument des Requérants porte sur deux points principaux, à savoir que la Cour d’appel a, d’une part, fondé la condamnation sur des preuves erronées et, d’autre part, rejeté leur appel et rétabli la peine d’emprisonnement à vie prononcée par le tribunal d’instance. A. Allégation relative au renversement de la charge de la preuve et à la condamnation fondée sur des preuves inappropriées 59. Les Requérants allèguent que la Cour d’appel a commis une erreur en exigeant d’eux qu’ils fassent état d’un doute raisonnable sur les éléments à charge en prouvant qu’ils n’étaient pas présents sur le lieu du crime, alors que la charge de la preuve, selon la loi, incombe au ministère public et non à la défense. 60. Ils soutiennent, également, que la Cour d’appel a fondé leur condamnation sur une identification visuelle inappropriée, laissant ainsi subsister des doutes qui auraient pu être résolus en leur faveur. Selon les Requérants, la Cour d’appel n’aurait pas dû prendre en compte l’identification faite grâce aux phares du véhicule qui passait, sans aucune preuve de sa vitesse. Les Requérants affirment, du reste, que la Cour d’appel n’a pas tenu compte de la contradiction des témoins concernant la source de lumière, à savoir les phares du véhicule qui passait ou le clair de lune. 61. L’État défendeur réfute ces allégations et soutient que le ministère public a prouvé sa cause contre les Requérants au-delà de tout doute raisonnable. 19 Josiah c. Tanzanie, supra, § 60. 16

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