assuré aux Requérants le bénéfice de services d’interprétation lors de leur arrestation, des interrogatoires, de leur détention et de leur procès. iii. Sur le défaut d’assistance judiciaire efficace 89. Les Requérants affirment qu’ils n’ont pas bénéficié d’une assistance judiciaire efficace de la part de leur avocat pour diverses raisons. Ils soutiennent que leurs avocats ne leur ont jamais rendu visite pendant leur détention en prison avant le début du procès, afin de recevoir des instructions de leur part, qu’ils n’ont pas discuté ensemble de leur stratégie de défense et qu’ils n’ont pas identifié les témoins à décharge à citer éventuellement pour corroborer les témoignages ou témoigner sur leur personnalité, en particulier la nommée Mama Mboya, qui les aurait engagés pour commettre le meurtre. 90. Le premier Requérant affirme que son alibi n’a pas été pris en compte, son avocat ayant refusé de le soulever au moyen que cela créerait de la confusion. Il affirme également que ledit avocat a été confronté à un conflit d’intérêt en représentant les premier et second Requérants, dans la mesure où le second Requérant aurait avoué avoir commis le meurtre et clamé à la fois son innocence. Il affirme qu’en pareilles circonstances, il serait impossible pour le même avocat de fournir une assistance judiciaire efficace et d’agir au mieux des intérêts des deux Requérants. Invoquant une multitude d’affaires traitées par différentes juridictions,36 le premier 36 Voir, par exemple, Hendricks c. Guyane (supra) § 6.4 et Communication n° 775/1997, Brown c. Jamaïque, opinions adoptées le 11 mai 1999, § 6.6 ; Voir les Communications du CDH n° 985/2001, Aliboeva c. Tadjikistan, arrêt du 16 novembre 2005, § 6.4 ; n° 964/2001, Saidova c. Tadjikistan, arrêt du 20 août 2004, § 6,8 ; n° 781/1997, Aliev. c. Ukraine, arrêt du 29 août 2003, § 7.3 ; n° 554/1993, LaVende c. Trinidad et Tobago, arrêt du 14 janvier 1998, § 58 ; voir par exemple, Ocalan c. Turquie (supra), §§ 146 et 147 et 153 et 154) ; Kelly c. Jamaïque, Communication n° 537/1993, UN, Doc A/51/40, Vol. II, § 98 ; Nechiporuk et Yonkalo c. Ukraine, CEDH, arrêt du 21 avril 2011, requête n° 42310/04, § 263. 42310/04, § 263 ; Salduz c. Turquie (CEDH, arrêt du 27 novembre 2008, requête n° 36391/01, §§ 58-63) ; Reid c. Jamaïque, Communication n° 250/1987, UN Doc A/45/40, Vol. II, § 85 (CDH 1990), (Voir Artico c. Italie, CEDH, arrêt du 13 mai 1980, requête n° 6694/74, §§ 29 à 41) ; (Communication 319/06 – Interights & Ditshwanelo c. République du Botswana, § 69) ; Kamasinski c. Autriche, arrêt du 19 décembre 1989, § 29 ; Sannino c. Italie ; Czekalla c. Portugal, CEDH, arrêt du 10 octobre 2002, requête n° 38830/97, § 68 ; voir également Autriche, arrêt du 19 décembre 1989, § 29 ; Sannino c. Italie; Czekalla c. Portugal, CEDH, arrêt du 10 octobre 2002, requête n° 38830/97, § 68 ; Voir Falcao dos Santos c. Portugal, CEDH, arrêt du 3 juillet 2012, requête n° 50002/08, §§ 44 à 46), etc. 28

Select target paragraph3