(articles 16.3 de la DUDH, 23.1 du PIDCP, 18.1 de la Charte) et à la
reconnaissance de la personnalité juridique (articles 6 de la DUDH, 16 du
PIDCP, 5 de la Charte).
53.Lorsque différents instruments auxquels est partie l’Etat mis en cause
consacrent les mêmes droits, la Cour considère ces instruments comme
équivalents et, dans sa fonction de protection des droits de l’homme, veille à
ce que l’ensemble des obligations de l’Etat forme un tout compatible.
54.La Cour note en outre que les articles 4 et 12.3 du PIDCP disposent
respectivement :
Article 4 : « 1. Dans le cas où un danger public exceptionnel
menace l'existence de la nation et est proclamé par un acte officiel,
les Etats parties au présent Pacte peuvent prendre, dans la stricte
mesure où la situation l'exige, des mesures dérogeant aux
obligations prévues dans le présent Pacte, sous réserve que ces
mesures ne soient pas incompatibles avec les autres obligations
que leur impose le droit international et qu'elles n'entraînent pas
une discrimination fondée uniquement sur la race, la couleur, le
sexe, la langue, la religion ou l'origine sociale.
2. La disposition précédente n'autorise aucune dérogation aux
articles 6, 7, 8 (par. 1 et 2), 11, 15, 16 et 18.
3. Les Etats parties au présent Pacte qui usent du droit de
dérogation doivent, par l'entremise du Secrétaire général de
l'Organisation des Nations Unies, signaler aussitôt aux autres Etats
parties les dispositions auxquelles ils ont dérogé ainsi que les motifs
qui ont provoqué cette dérogation. Une nouvelle communication
sera faite par la même entremise, à la date à laquelle ils ont mis fin
à ces dérogations. »
Article 12.3 : « 3. Les droits mentionnés ci-dessus [libre circulation,
libre choix de la résidence, liberté de quitter n’importe quel pays]
ne peuvent être l'objet de restrictions que si celles-ci sont prévues
par la loi, nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l'ordre
public, la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés
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