oui.
XIV.
Le Demandeur affirme qu’il était un peu soulagé de savoir qu’il était
arrêté par les agents du DSS, même s'il ne savait pas pour quelle
infraction. Ils ont amené le Demandeur dans l’une des pièces du siège
du DSS, lui ont confisqué son téléphone et lui ont demandé s’il
connaissait un homme nommé Shola ou s’il avait déjà rencontré
quelqu’un nommé Shola.
XV.
Le Demandeur affirme qu’après un moment de réflexion, il leur a
révélé connaître un Shola qu’il avait rencontré il y a longtemps, en
2009, dans le cadre d’une transaction commerciale avec l’Émir de
Daddare, Musa Balarabe. Les agents du DSS lui ont demandé s’il
connaissait la maison de Shola et il leur a répondu que la dernière fois
qu'il s’y était rendu remontait à 3 ou 4 ans. Il a ajouté que la dernière
fois qu’il avait brièvement vu Shola était lorsqu’un ami, Best Mbang,
l’avait invité à l’Harmonia Hotel et qu’en entrant dans l’hôtel, il avait
aperçu Shola qui attendait passivement dans le restaurant. Il l’avait
salué et avait continué à discuter avec Mbang.
XVI.
Le Demandeur affirme avoir dit aux agents du Département de la
Sécurité d’État qu’il n’était pas en affaires avec Shola et qu'il ne savait
même pas pourquoi il était arrêté. À ce moment-là, ils ont attaché les
mains et les jambes du Demandeur avec des menottes et lui ont de
nouveau bandé les yeux. Ils ont fait asseoir le Demandeur par terre et
les agents du DSS sont partis en l’avertissant qu'ils reviendraient vers
23 heures pour qu’il les guide jusqu’au domicile de Shola.
XVII.
Le Demandeur affirme qu'ils sont revenus aux environs de 2 heures du
matin et qu’ils l’ont amené sur Abacha Road à Mararaba, État de
Nassarawa, où logeait Shola. Alors qu’il était déjà tard dans la nuit, les
agents du DSS ont gravement menacé le Demandeur en lui disant que
s’il ne leur montrait pas le domicile de Shola, ils lui tireraient dans la
jambe et l’abandonneraient sur le bord de la route.
XVIII.
Le Demandeur affirme qu’il avait peur et qu’il a dû leur dire qu’ils
devraient se renseigner sur lui auprès du responsable de la sécurité du
directeur général du DSS, qui était un ami et membre de sa famille par
alliance. Il leur a dit qu’ils devraient vérifier auprès du responsable de
la sécurité s'il y avait lieu de douter de lui.
XIX.
Le Demandeur affirme que dans le véhicule, cette nuit-là, l’un des
hommes lui a demandé pourquoi il se faisait passer pour un agent du
DSS. Le Demandeur lui a dit qu’il ne pouvait pas agir ainsi, qu’il ne
l’avait jamais fait et ne le ferait jamais. Le Demandeur lui a dit qu’il
avait un travail et qu’il aimait ce qu’il faisait. Il a continué en disant
que s’il souhaitait devenir un agent du DSS, il le ferait, mais qu’il