118. Les Requérants l'Ordonnance présentés contestent l’'argument de I'Etat défendeur et affirment que n° 2020-306 du 4 mars 2020 ne modifie en rien les arguments devant cette Cour concernant les violations alleguées dans leur Requéte. 119. Les Requérants soutiennent d’abord quiils se référent dans la Requéte'a la méme loi. La loi n° 2019-708 du 5 aout 2019 portant recomposition de la CEI a en effet été simplement modifiée par I'Ordonnance n° 2020-306 du 4 mars 2020, mais reste essentiellement la méme loi. Pour les Requérants, ces modifications n'abrogent pas la loi méme qui régit la composition de l’organe électoral et qui est contestée dans leur Requéte ;la loi attaquée a seulement été en partie modifiée, par conséquent, la Requéte ne peut en aucun cas étre jugée comme étant sans objet. 120. Les Requérants affirment, ensuite, que les modifications de la loi contestée n'ont pas d'incidence matérielle sur les arguments présentés devant la Cour, car méme avec les modifications, la loi attaquée n’établit toujours pas un organe électoral indépendant et impartial comme l'exigent les instruments des droits de l'homme susmentionnés auxquels I'Etat défendeur est partie. 121. Les Requérants soutiennent en outre que les modifications apportées a la loi et la maniére dont elle a été modifiée renforcent leur argument selon lequel la loi de 2019 n'a pas institué un organe électoral indépendant et impartial et que la modification unilatérale de la loi par le Gouvernement sans aucune forme de dialogue souligne la dépendance de l’organe électoral a Il'égard du Gouvernement. 122. Les Requérants font noter, enfin, qu'ils fondent également leur argument sur des dispositions de la loi contestée qui n'ont pas été modifiées par l'Ordonnance n° 2020-306 du 4 mars 2020. Par exemple, ils soutiennent que l’organe électoral manque également d'autonomie administrative et financiére et que les dispositions régissant ces aspects n'ont pas été modifiées par l'Ordonnance n° 2020-306 du 4 mars 2020. 26

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