16. Que des journalistes ont également été victimes de la répression policière et certains d’entre eux ont reçu des menaces d’hommes politiques ; que parmi les journalistes blessés, on compte Malick Rokhy BA, correspondant de l’Agence France-Presse ; 17. Que l’Etat du Sénégal a également pris des mesures pour interdire les manifestations sur tout le territoire national ; 18. Par une requête séparée datée du 17 février 2012, la RADDHO demande à la Cour de soumettre sa requête à la procédure accélérée au motif qu’il y a lieu de statuer sur ses prétentions au fond avant la tenue du scrutin prévue pour le 26 février 2012 et qu’il y’a également lieu de mettre fin à la détérioration continue de la situation des droits de l’Homme au Sénégal ; 19. Comme fondement de ses prétentions, elle invoque : - le Traité révisé de la CEDEAO en son article 4 (g) ; - les articles 1(b), 1(c), 1(d), et 2(1) du protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne gouvernance ; - les articles 4, 7, 10, 11 et 13 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ; - le Code de conduite des Nations Unies pour les agents de maintien de l’ordre ; - la résolution 34/169 de l’Assemblée Générale du 17 décembre 1979 ; - et la Constitution Sénégalaise ; 20. Elle soutient en effet que la validation de la candidature du Président WADE par le Conseil constitutionnel du Sénégal, pour briguer un troisième mandat, constitue une violation des obligations du Sénégal aux termes du Traité révisé de la CEDEAO de 1993 d’une part et, d’autre part du protocole sur la Démocratie et la Bonne gouvernance notamment en ses articles 1 (b), 2(1) ; 5

Select target paragraph3