son activité à la suite de son incarcération illégale. Il affirme que la situation économique en République-Unie de Tanzanie a changé depuis lors, et qu’il devra, par conséquent, apprendre à survivre dans un monde très différent lorsqu’il sera mis en liberté. 116. Pour le calcul du montant des dommages pécuniaires et non pécuniaires, le Requérant invite la Cour à appliquer le principe d’équité et à prendre en considération la gravité de la violation, en particulier l’impact que ces dommages ont eu sur les personnes qui sont directement ou indirectement à sa charge, ainsi que la période passée en prison. Le Requérant demande respectueusement à la Cour d’ordonner, à minima, des mesures pouvant alléger les souffrances que lui et sa famille ont endurées. 117. Le Requérant invoque l’affaire Zongo, dans laquelle la Cour a jugé qu’en l’absence de preuves documentaires à l’appui d’une demande de réparation pécuniaire résultant d’une violation directe de la Charte, il serait approprié d’examiner la question en termes d’équité. Il sollicite, ainsi, le paiement de la somme de trois cent cinquante-cinq mille quatre cents (355 400) dollars des États-Unis. Il ajoute que dans cette même affaire, la Cour a jugé que les réparations peuvent inclure le remboursement des frais de transport. Enfin, le Requérant sollicite le paiement de la somme de sept cents (700) dollars des États-Unis, à titre de remboursement des frais d’impression et de photocopie ainsi que deux mille (2 000) dollars des États-Unis au titre des frais de voyage aller-retour entre la prison de Butimba et le Rwanda. * 118. L’État défendeur n’a pas conclu sur ce point. *** 31

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