QUESTIONS A TRANCHER 11) Les faits ci-dessus exposés amènent la Cour à se prononcer sur les problèmes juridiques suivants : 1) La Cour de Justice de la communauté CEDEAO est-elle compétente pour connaître du litige ? 2) La requête introduite par l’UEFA-Postel au nom et pour le compte des 194 ex-fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire est-elle recevable ? 3) Les droits fondamentaux des membres de l’UEFA-Postel ont-ils été violés par l’Etat de Côte d’Ivoire ? 4) La demande en réparation des préjudices subis par les membres de l’UEFA-Postel est-elle bien fondée ? ANALYSE DE LA COUR 12) L’analyse de la Cour va porter sur les différents problèmes juridiques résultant des faits de l’espèce. (I) La Cour de Justice de la communauté CEDEAO est-elle compétente pour connaître du litige ? 13) L’Etat de Côte d’ivoire soutient que la requérante ne prouve aucune violation des droits fondamentaux de ses membres. L’objectif visé est l’appréciation par la Cour des décisions rendues par les juridictions nationales ; c’est pourquoi la Cour doit se déclarer incompétente conformément à sa jurisprudence constante. 14) La Cour note qu’en l’espèce, après avoir semblé fonder sa requête introductive sur les manquements des Etats à leurs obligations, la requérante évoque des violations des droits fondamentaux sans les spécifier. Cependant, dans son mémoire en réplique, elle précise qu’il s’agit de leurs droits au travail, à la protection contre le chômage et à la sécurité sociale consacrés respectivement par la Déclaration 7

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