ARRÊT VERA FERNÁNDEZ-HUIDOBRO c. ESPAGNE
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Article 71
« 1. Les députés et les sénateurs ne peuvent être poursuivis à l'occasion des
opinions exprimées dans l'exercice de leurs fonctions.
2. Pendant la durée de leur mandat, les députés et les sénateurs jouissent également
de l'immunité et ne peuvent être arrêtés qu'en cas de flagrant délit. Ils ne peuvent pas
être inculpés ni poursuivis en justice sans l'autorisation préalable de leur chambre.
3. Dans des procès contre des députés et des sénateurs, la compétence revient à la
chambre pénale du Tribunal suprême.
(...) »
La compétence de la chambre pénale du Tribunal suprême est expliquée
en détail à l'article 57 § 1, al. 2 de la loi organique portant sur le pouvoir
judiciaire. Elle est compétente pour instruire et juger les procédures
diligentées contre le président du Gouvernement, les présidents du Congrès
et du Sénat, les présidents du Tribunal suprême, du Conseil général du
pouvoir judiciaire, du Tribunal constitutionnel, des membres du
Gouvernement, des députés et des sénateurs, entre autres.
90. La loi organique no 6/1985 du 1er juillet 1985 portant sur le pouvoir
judiciaire :
Article 52
« Les magistrats, juges et assesseurs, de tout grade et hiérarchie, ne peuvent être
récusés que pour un motif légitime ».
Chapitre II : Sur la récusation des juges d'instruction et magistrats
Article 217
« Les juges et magistrats doivent se déporter ou, le cas échéant, peuvent être récusés
pour les causes déterminées par la loi. »
Article 218 § 2
« Seuls pourront récuser :
2. Dans les affaires pénales, le procureur public, la partie accusatrice populaire ou
privée, la partie civile, l'accusé ou l'inculpé, la personne mise en examen ou dénoncée
et le tiers responsable civil. »
Article 219
« Constituent des causes de déport ou, selon le cas, de récusation :