45- Les prévenus ont comparu le premier jour pour disparaître ensuite pendant six mois, période pendant laquelle le tribunal a toujours trouvé le moyen de renvoyer la procédure. 46- Le tribunal a fini para décider d'instruire l´affaire le 6 décembre 2017 après que les requérants se soient opposés à une nouvelle demande de renvoi formulée par le Procureur; mais c'était sans compter sur la malice de ce dernier, qui a attendu que la parole lui soit donnée pour demander une suspension d'audience pour une urgence; il a quitté l'audience pour ne plus revenir, demandant à un auditeur de justice de venir solliciter le renvoi en ses lieu et places. 47- À l´audience de renvoi, le 13 décembre 2017, les prévenus ont comparu et soulevé une exception soit disant in limine litis. 48- Ce qui n´est pas concevable est arrivé d´autant plus que le juge a, le 20 décembre 2017, vidant le délibéré sur les exceptions, accepté de les recevoir alors que les débats étaient liés depuis le 6 décembre et décidé de surseoir à statuer tant qu´un pourvoi qu´aurait formé GDE SARLU et Mory DIANE contre l´Arrêt de la Chambre de contrôle de l´instruction confirmant leur renvoi devant le juge correctionnel n´aura pas été vidé. (Annexe 10) 49- Cela est aberration procéduraleen ce sens que : 50- Le pourvoi n'existe juridiquement pas d´autant plus que le greffier en chef de la Cour d'Appel a refusé de transcrire la déclaration car la voie de recours n'est pas ouverte légalement pour les cas d'espèce. 51- Ensuite, un juge ne saurait surseoir à statuer dans l´attente de savoir si oui ou nom il sera saisi d´autres faits retenus contre les prévenus. 52- Pire, nonobstant la Sommation à lui faite par exploit en date du 31 janvier 2018 de Me OULARE, (Annexe 10), ledit juge refuse toujours de rédiger le factum pour donner les motivations de sa décision et ainsi permettre aux requérants d'initier éventuellement d´autres procédures qui pourrait contourner le blocage ainsi rencontré (ex : révocation de sursis). 53- Les magistrats font tout pour freiner les procédures et ce parce que le Ministre de la Justice n´entend pas voir le sieur DIANE Mory être jugé, comme s'il n'était pas un justiciable ordinaire. 54- L'attitude du Ministre de la Justice est regrettable, tout comme celle du Ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, qui est complice du trafic d'influence et de l´escroquerie et aussi auteur du faux dont a fait usage la GDE SARLU. 55- Aujourd´hui, malheureusement, il ne peut être poursuivi en Guinée car la Haute Cour de justice de Guinée, seule juridiction compétente pour apprécier des infractions commises par les ministres dans l'exercice de leur fonction n'a pas encore été mise en place. 7

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