innocente des actes qui lui sont reprochés, tant qu'elle n'a pas été condamnée par la juridiction compétente pour la juger. 250- De ce qui précède, la République du Sénégal exprime son étonnement total devant l'étonnante motivation du demandeur, qui confond la présomption d'innocence et les éléments constitutifs d'une infraction, en l'occurrence le blanchiment d'argent. 251- Par ailleurs, si on le suit dans son raisonnement, le demandeur fait semblant d’oublier que la qualification pénale retenue lors de l’enquête préliminaire peut varier selon les étapes de la procédure pénale par le jeu des requalifications ou disqualifications ; 252- Que le débat que tente de soulever le requérant doit donc être promptement écarté ;  253- À l'appui de la violation alléguée du droit à la présomption d'innocence, le demandeur soutient que les juges sénégalais, sans être saisis de faits de commerce de produits contrefaits, qui seraient déroulés en Europe autrement dit sans matérialité aucune, ont établi la culpabilité du requérant par rapport aux tels supposés faits et en ont déduit une culpabilité s’agissant du délit de blanchiment ; 254- Cet argument ne doit pas non plus être accepté, notamment parce que ce n'est pas le sens du droit à la présomption d'innocence. 255- Ce droit, comme mentionné ci-dessus, signifie qu'aucune culpabilité ne peut être présumée tant que l'accusation n'a pas été prouvée sans aucun doute raisonnable et qu'un procès équitable exige qu'une décision judiciaire condamnant la commission d'un crime soit basée sur des preuves solides et crédibles. 49

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