l’Etat malien en ce que ce dernier n’aurait pas honoré ses engagements
contenus dans l’Accord-cadre conclu avec la Banque mondiale.
Par ses requêtes susvisées, l’Association (ATVR) sollicitait de la Cour de bien
vouloir :
- retenir sa compétence pour connaître de la violation des droits de l’homme
invoqués par la requérante ;
- commettre, par décision avant dire droit, un expert national ou international
pour déterminer les droits et privilèges revenant à ses adhérents (mandants) en
vertu de l’Accord-cadre signé par l’Etat malien et la Banque mondiale ;
- Ordonner à l’Etat malien de verser au dossier de la procédure ledit Accordcadre et ordonner des mesures d’instruction ;
Au fond
- constater que l’Etat du Mali a violé les droits de l’homme invoqués par
la requérante, notamment le droit à l’égalité devant la loi tel que garanti
par l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples ;
- ordonner à l’Etat du Mali de faire cesser la violation des droits des
membres de l’ATVR, notamment en leur faisant bénéficier des
avantages prévus par l’Accord-cadre signé avec la Banque mondiale ;
- accorder à chaque membre de l’ATVR la somme de 10 000 000 FCFA
pour toutes causes de préjudices confondues ;
- liquider les dépens de la procédure et les mettre à la charge de l’Etat du
Mali ;
Par arrêt N° ECW/CCJ/JUD/14/15 du Mardi, 30 juin 2015, la Cour
de justice de la CEDEAO décidait comme suit :
« Par ces motifs, Statuant publiquement, contradictoirement, en matière de
violation de droits de l’homme, en premier et dernier ressort ;
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