II- Faits et procédure
Considérant qu’il est constant comme résultant des pièces de la procédure,
qu’au courant de l’année 1985, l’Etat malien, avec le concours financier de la
Banque mondiale,
avait initié un programme de départ volontaire de
fonctionnaires en vue de réduire les charges de la fonction publique ; à cette
fin, la loi N°91-002/ANRM du 24 janvier 1991 instituant un système de
départ volontaire de la fonction publique fut votée à l’intention des agents de
l’Etat relevant du Statut général des fonctionnaires, du Statut de la
magistrature et du Code du travail ;
Pour inciter lesdits fonctionnaires à adhérer audit programme, l’Etat malien
prenait certains engagements notamment :
- le reversement des cotisations sociales des partants volontaires n’ayant
pas totalisé 15 ans de service au moment du départ ;
- le paiement de la pension de retraite à partir de l’âge limite légal ;
- le paiement de montants supplémentaires au profit des cadres de la
hiérarchie A, B et C au titre des mesures d’accompagnement dans le
cadre de la solidarité nationale ;
En 2000, l’Association des travailleurs partants volontaires à la retraite
(ATVR) assignait successivement l’Etat du Mali devant le tribunal du travail,
et la Cour d’appel de Bamako. Chacune de ces juridictions ordonnait en vain à
l’Etat malien la production de l’Accord-cadre signé entre la Banque mondiale
et celui-ci.
Le 20 décembre 2012, face à la lenteur des procédures internes, ladite
Association saisissait la Cour de justice de la CEDEAO d’une requête en date
du 04 avril 2012 en vue de faire constater la violation de ses droits
notamment le droit à l’égalité devant la loi et le droit à l’information par
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