Le 15 mai 2018 SERIGNE CHEIKH MBACKE GADIAGA a été renvoyé devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance hors classe de Dakar ; Concernant les demandes de procédure de référé et de procédure accélérée, l’Etat du Sénégal affirme qu’il n’y a pas d’urgence les justifiant car les requérants ne font référence à aucune situation irréparable qui risquerait de leur arriver si les mesures sollicitées n’étaient pas accordées. Il fait valoir qu’ASSANE Diouf a reçu un avertissement à prévenu pour comparaître le 26 décembre 2018 devant la troisième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar pour y être jugé. Quant à SERIGNE CHEIKH MBACKE GADIAGA, il a reçu un avertissement à prévenu pour comparaître le 26 décembre 2018 devant la troisième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar pour y être jugé. L’Etat du Sénégal soutient qu’il n’ya pas de violation du droit d’être jugé dans un délai raisonnable car le juge d’instruction a instruit les deux affaires en moins d’un mois et le temps mis par le Procureur pour les faire enrôler n’est pas du tout excessif. Au surplus, poursuit-il, la Cour est d’avis que l’appréciation du caractère raisonnable du délai de jugement se fait in concreto, en fonction de la nature et de la complexité de chaque affaire. Il fait remarquer que les requérants n’ont pas usé de leur droit de saisir la chambre d’accusation ou son Président dès lors qu’ils ont estimé qu’il y a une inaction ou une insuffisance de diligence de la part du Procureur de la République. Il estime par ailleurs que les choses ayant évolué et la tenue de l’audience étant imminente, les mesures sollicitées par les requérants sont devenues sans objet conformément à la jurisprudence de la Cour de Justice de la CEDEAO. 9

Select target paragraph3