La requête n’étant pas anonyme et les requérants n’ayant pas saisi une autre juridiction internationale également compétente en matière des droits de l’homme pour connaître de ce même litige, la Cour de céans déclare la requête recevable ; SUR LES DEMANDES DE PROCEDURE ACCELEREE ET DE REFERE Les requérants ont sollicité une procédure de référé et une procédure accélérée en vue d’obtenir leur mise en liberté provisoire et la tenue de leur audience relative à la procédure correctionnelle dont ils font l’objet ; Il ressort cependant des débats que la procédure suivie contre eux a fait l’objet d’un jugement ; La Cour estime en conséquence que leurs demandes sont devenues sans objet ; SUR LE CARACTERE ARBITRAIRE DE LA DETENTION DES REQUERANTS Les requérants soutiennent que le Procureur de la République dispose aux termes de l’article 174 du code de procédure pénale sénégalais d’un délai de deux mois après la clôture de l’instruction pour faire enrôler le dossier. Mais plus de sept mois se sont écoulés depuis la date de l’ordonnance de clôture du Juge d’Instruction prise le 16 avril 2018 sans que le dossier soit enrôlé. L’Etat du Sénégal fait valoir que selon les dispositions de l’article 173 alinéa 2 du code de procédure pénale, si l’emprisonnement est encourue, le prévenu arrêté demeure en état de détention et en déduit que la détention des requérants n’est pas arbitraire puisqu’ils encourent l’emprisonnement et qu’ils ont été arrêtés. 12

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