le téléphone d’une amie afin de prendre des photos des deux membres de la
force opérationnelle.
Une fois arrivée au commissariat, la deuxième Demanderesse a été détenue
dans une pièce surpeuplée ressemblant à une cellule de prison, sans eau ni
nourriture. De plus, elle n’a pu contacter son avocat et sa famille qu’aux
alentours de 15 heures le lendemain. Elle n’a été accusée d’aucune infraction et
n’a pas été informée des motifs de son enlèvement.
La deuxième Demanderesse ajoute que, la police étant manifestement impliquée
dans sa détention, elle n’a pas dénoncé les faits. Toutefois, son avocat a envoyé
une lettre de plainte en son nom au ministre du territoire de la capitale fédérale
qui lui a répondu en lui adressant des excuses par écrit.
La troisième Demanderesse affirme que le 25 octobre 2012, alors qu’elle était
de sortie avec un ami répondant au nom de Mikey, une camionnette Toyota
blanche et un bus blanc se sont soudainement arrêtés à leur niveau. Environ
huit hommes en civil et en uniforme de police sont sortis des véhicules et lui ont
ordonné de monter dans la camionnette.
La troisième Demanderesse ne savait pas qui étaient ces hommes jusqu’à ce
qu’elle voit le logo de l’AEPB sur le côté du bus et qu’elle réalise qu’il
s’agissait de la force opérationnelle qui arrêtait des femmes prises pour des
prostituées.
Lesdits hommes ne lui ont pas demandé de s’identifier. Ils l’ont traînée vers la
camionnette, lui tirant les cheveux, les mains et les jambes, lui touchant la
poitrine et ont essayé de la pousser dans le bus.
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