primordial que les conditions de privation de liberté conformément aux lois nationales et internationales soient clairement définies et que la loi elle-même soit prévisible dans son application, pour qu’elle rejoigne la norme de "légalité" fixée par la Convention. Ladite norme requiert que toute loi soit suffisamment précise pour éviter tout risque à caractère arbitraire. » La justification fournie par le Défendeur pour l’arrestation et la détention des Demanderesses va à l’encontre des dispositions expresses de la loi. Voir l’affaire MAMADOU TANDJA contre la RÉPUBLIQUE DU NIGER & 1 autre (2010), CCJELR, dans laquelle la Cour a statué que l’arrestation et la détention doivent s’appuyer sur des bases legales. Les Demanderesses ont allégué que des agents du Défendeur ont physiquement abusé d’elles et les ont blessées lorsqu’ils essayaient de les enlever/arrêter. Cette affirmation a été démentie par le Défendeur qui a exigé des Demanderesses de sérieux éléments de preuve. Lors de son témoignage sous serment, Ugochukwu Njemanze a affirmé que lorsqu’il a reçu un appel de détresse de la part de la première Demanderesse, il s’est rendu au poste de police où l’incident avait eu lieu et a alors emmené la première Demanderesse à l’hôpital puisqu’elle avait subi des blessures lors de sa rencontre avec des agents du Défendeur. Le troisième Défendeur (sic) a pour sa part affirmé qu’après les blessures qui lui ont été infligées par les agents, elle est allée à la pharmacie et a obtenu des médicaments pour soigner les hématomes et la douleur. Voir le paragraphe 4.78 de la requête. Cependant, aucun rapport médical ni aucun reçu de médicaments achetés en pharmacie comme prétendu par la troisième Demanderesse n’ont été joints pour étayer les allégations. Aucune des Demanderesses n’a joint de photographie des blessures subies comme preuve malgré les affirmations selon lesquelles la 35

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