Le droit à la vie est souvent revendiqué (à juste titre) comme étant le plus
important de tous les droits de l’homme, car il est une condition préalable à
l’exercice d’autres droits. Il ne doit pas être interprété de manière restrictive. Il
s’agit du droit des individus à ne pas subir d’actes ou d’omissions destinés à
causer leur mort non naturelle ou prématurée ou susceptibles de causer celle-ci,
et de leur droit à mener une vie digne.
L’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP)
prévoit ce qui suit :
Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé
par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie.
De la même manière, l’article 4 de la Charte africaine dispose que:
La personne humaine est inviolable. Tout être humain a droit au respect de sa vie et
à l’intégrité physique et morale de sa personne : nul ne peut être privé
arbitrairement de ce droit.
La privation de la vie implique une souffrance délibérée ou prévisible et
évitable, mettant fin à la vie, , qu’elle soit le fait d’ un action ou d’une omission.
Cependant, il doit être noté que le droit à la vie n’est pas absolu. En exigeant que
les privations de la vie ne soient pas arbitraires, l’article 6 (1) du PIDCP et
l’article 4 de la Charte africaine reconnaissent implicitement que certaines
privations de la vie sont non arbitraires et donc légales.
Le droit à la vie doit être protégé par la loi. En d’autres termes, les États doivent
mettre en place un cadre légal afin d’assurer à chaque individu la possibilité de
profiter pleinement de son droit à la vie. Ce devoir s’étend à l’obligation de
prendre les mesures légales appropriées pour protéger la vie contre toutes les
menaces prévisibles, en ce compris les menaces émanant d’agents
gouvernementaux, de personnes privées et d’autres entités.
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, dans son
observation n° 3 relative à la nature et à la portée du droit à la vie, a résumé la
jurisprudence dans les termes suivants :
Le droit à la vie couvre des questions telles que les homicides extrajudiciaires
par des agents de l’État. Le droit à la vie est protégé par les principaux
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