Que la privation illégale du droit à la vie de leur père par la police nigériane a eu
un effet concomitant sur le droit à l’éducation des 5 e aux 8e Demandeurs tel que
garanti par l’article 17(1) de la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples.
Les Requérants demandent donc les injonctions et déclarations suivantes :
1. UNE DÉCLARATION selon laquelle l’agression physique et
l’assassinat atroce de Ikyase Chia le 14 août 2015 par des agents de la
police nigériane dirigés par l’inspecteur Benjamin Yankyaa étaient
arbitraires, illicites et constituent une grave violation des droits à la vie et
au respect de la dignité de la personne tels qu’ils sont garantis et protégés
par les articles 4 et 5 de la Charte africaine des droits de l’homme et des
peuples.
2. UNE DÉCLARATION affirmant que les Requérants 5 à 8 ainsi que les
Requérants qualifiés de mineurs disposent du droit à l’éducation, et que,
par conséquent, l’homicide par la police de Ikyase Chia (qui était le père
et le seul parrain de leur éducation) a privé lesdits Requérants de leur droit
tel qu’il est garanti par l’article 17(1) de la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples.
3. UNE DÉCLARATION selon laquelle l’absence d’enquête par le
Défendeur sur les policiers impliqués dans l’arrestation et l’homicide
illégaux de Ikyase Chia dans les circonstances de cette affaire, ainsi que
l’absence de mesures disciplinaires et de poursuites à leur encontre
constituent une violation des droits garantis aux Requérants par la Charte
africaine des droits de l’homme et des peuples.
4. UNE INJONCTION pour une enquête indépendante sur l’assassinat de
Ikyase Chia et la publication d’une lettre d’excuses aux Requérants dans
deux quotidiens nationaux.
5. UNE INJONCTION condamnant le Défendeur à payer les dommages et
intérêts de la somme de 500 000 000 de nairas (cinq cents millions de
nairas) uniquement aux Requérants pour la violation du droit à la vie du
Défunt et à la dignité de sa personne.
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