00u53S 14. Alors que c'est la premidre fois qu'elle est saisie dans un delai de six ans et deux mois apres I'dpuisemcnt dcs recours internes, voild la Cour qui pousse son libdralisme jusqu'd vider l'exigence du < d6lai raisonnable ) de tout contenue et ouvre la voie d l'insdcurite juridique que la Charte, reprise par le Rdglement, a voulu prdvenir. En passant de la sorte, totalement sous silence, cette question d'ordre public dans la procedure devant elle, la Cour, laisse la porte du contentieux ouverte ad vitam &terndm. En adnrettent un ddlai aussi long de six ans et deux mois sans raisons factuelles decisives. la Cour est allde trop loin en besogne, dtant ainsi tout effet utile aux articles 56 (6) de la Charte et 40 (6) du rdglement. Hlle a grand ouvert une porte qu'il lui sera trds difficile de rcfcrmer. ce qui nc va pas, par ailleurs, dans le sens de l'encouragemenl des Etats A faire la ddclaration de reconnaissance de Ia comp€tence de la Cour pour recevoir les rccours individuels et les recours des ONC confonn6ment d l'article 34 (6) du Protocole. 15. En l'cspece, il y a lieu dc relcvcr que le rcquerant ne s'est pas empresse de saisir la Cour. I a attendu le 26 mai 2017 pour le faire. Pendant toute cette periode, il s'cst occupe ir fbrmer d'autres recours au plan interne (demande de grdce pr6sidentielle)e et devant une instance internationale (le Comitd des droits de I'homme) ; recours qui ne sont pas considdr6s par la Cour africaine comme des recours devant €1re epuisds. [,e paragraphe 57 de l'arrdt le souligne bien. 16. Selon une jurisprudence constante de la Cour, la demande de grdce prdsidentielle n'est pas consideree comme une VItl d 6puiser par les requdrants. Par consdquent on ne peut pas considircr la date du refus de la gr6ce comme point de deparl pour le calcul du ddtai d'introduction du recours devant la Cour africaine. Dans son arr€t du 3 juin 2016, Mohamed .4bubakari c. Rdpublique-unie de Tanzanie, la Cour a ddcide que < []es recours qui doivent €tre dpuisds sont des recours judicaires ordinaires l. A I'evidence, la demande de grAce prdsidentielle ne fait pas partie de cette catdgorie. 17. [)e meme, le recours d une instance internationale, universelle ou rdgionale, juridictionnelle ou non juridictionnclle, ne peut pas constituer une VRl, C'est par dcfinition unc voie dc recours cxterne dont d'ailleurs, la recevabilite est conditionnde par l'dpuisement de VRl. Dans ses Constatations du 27 mars 20 14, lc CDR notc < [l]e Comitd s'est assurd, comme il est tenu de le lbire conformement aux dispositions du paragraphe 2 a) de I'article 5 du Protocole facultatil, que la m€me question n'dtait pas en cours d'examen devant une autre instance internationale d'enqu0te ou de rdglement. Il R6publique du Ghana est l'un des 29 Etats d respecter un moratoire sur les ex6cutions. En cas de peine de mort, il est de coutume de demander la gr6ce pr6sidentielle. Le Pr6sident ghan6en a souvent commu6 la peine de mort en r6clusion i perp6tuit6. Ainsi, en 2009, lc l'r6sident sortant du Ghana.lohn Agyekum Kufuor a commu6 Ia pcine de tous les condamn6s ) mort en prison a vie, ou en peine d'em prisonnement dc vingt ans pour ceux qui ont d6je pass6 dix ans dans les couloirs dc la mort. De mdmc les condamn6s i mort s6rieusement malades ont pu 6tre lib6r6s aprds un rapport mddical. Nous n'avons cependant pas d'informations, si le Requ6rant Dexter Eddie Johnson a pu beneficier d'u ne telle mesure. https:, l u rr .pcine dcnlort.trrg.'r.luunrcnL/i+u l./(i racc prcsidcnticllc (jhana condamncs mort l:n 2074 6galement, d l'occasion du 54 dme anniversaire de la R6publique du Ghana, le Pr6sident John Dramani Mahama a commu6 la peine de rnort de 21 condarnnes en prison i vie. 'r La a ort G hana 4 residenti lle co nl

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