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tions de ces t6moins 6taient, dans l'ensemble, similaires et pr6sentaient une
description coh6rente de la scdne du crime.
62.S'agissant de l'all6gation des Requ6rants selon laquelle les d6positions des t6moins d charge pr6sentaient des incoh6rences, la Cour fait observer qu'il ressort
du dossier de la proc6dure en premidre instance qu'en effet le t6moin d charge
N"2 (PW2) riait pendant sa d6position devant le tribunat, < [comme] s,it ne prenait pas au s5rieux ce qu'il [disait] >. ll est aussi vrai que les quatre t6moins d
charge (PW1, PW2, PW4 et PW6) entretenaient des relalions 6troites qui auraient pu 6tre d l'origine d'une collusion. De plus, le quatridme temoin d charge
(PW4), un enqu6teur, < avait confirm6 que PWI (ta principale victime) a fait deux
d6clarations, la premidre le jour de I'incident, sans nommer les suspects > et la
seconde, en d6signant les Requ6rants comme auteurs du crime. Tout cela en
d6pit du fait que ce t6moin, (PW1), a ni6 avoir fait une d6ctaration le jour de
l'incident ; voild qui met en 6vidence des incoh6rences et en cause la v6racit6
des dires du t6moin PW4.
63. N6anmoins,
la Haute cour et la cour d'appel ont examin6 ces questions ainsi
que les autres questions connexes soulevdes par les Requ6rants et ont conclu
que les preuves disponibles etaient suffisantes pour justifier la condamnation des
Requ6rants. Le cour de c6ans estime que l'appr6ciation des 6l6ments de preuve
par les juridictions nationales ne r6vdle en soi aucune erreur manifeste ou n'a
occasionn6 aucun d6nide justice d l'6gard des Requ6rants, qui n6cessiterait son
interventionla. En outre, les autres all6gations des Requ6rants qui remettent en
cause la cr6dibilit6 de la d6position du t6moin PW5 se rapportent d des d6tails
pr6cis des 6l6ments de preuve que la cour n'est pas en mesure d'6valuer. Elle
doit donc laisser ce r6le aux juridictions nationales qui ont dejd tir6 leurs propres
conclusions en tenant compte des circonstances particulidres de I'affaire.
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