ii. Mme Sarah Duncan MWAIPOPO, Deputy Solicitor General, Bureau du Solicitor General ; iii. Mme Caroline Kitana CHIPETA, Directrice des affaires juridiques, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Est-africaine ; iv. Mme Nkasori SARAKIKYA, directrice adjointe, Droits de l’homme, Principal State Attorney, Cabinet de l’Attorney General ; v. Mme Aidah KISUMO, Senior State Attorney, Cabinet de l’Attorney General ; et vi. Mme Blandina KASAGAMA, Juriste, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Est-africaine. après en avoir délibéré, rend le présent Arrêt : I. LES PARTIES 1. Les sieurs Reuben Juma et Gawani Nkende (ci-après dénommés respectivement « le premier Requérant » et « le deuxième Requérant » ou « les Requérants » conjointement) sont tous deux des ressortissants tanzaniens. Ils ont été, séparément, déclarés coupables de viol et condamnés à trente (30) ans de réclusion. Ils contestent les procédures ayant abouti à leurs condamnations devant les juridictions internes. 2. Les Requêtes sont dirigées contre la République-Unie de Tanzanie (ciaprès dénommée « l’État défendeur »), qui est devenue partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (ci-après désignée la « Charte ») le 21 octobre 1986 et au Protocole le 10 février 2006. L’État défendeur a également déposé, le 29 mars 2010, la Déclaration prévue à l’article 34(6) du Protocole, par laquelle il accepte la compétence de la Cour pour recevoir des requêtes émanant d’individus et d’organisations non gouvernementales. Le 21 novembre 2019, l’État défendeur a déposé auprès du Président de la Commission de l’Union africaine un instrument de retrait de sa Déclaration. La Cour a décidé que le retrait de la Déclaration 2

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