4.
Le Requérant affirme que cet arrêté viole le droit à la présomption
d’innocence et le droit à la nationalité, ce qui l’a obligé à saisir, le 16 août
2019, la Cour constitutionnelle de l’État défendeur d’un recours en
inconstitutionnalité dudit arrêté. Ce recours a été rejeté par décision DCC
20-512 du 18 juin 2020 (ci-après désignée « décision du 18 juin 2020 »).5
B. Violations alléguées
5.
Le Requérant allègue la violation des droits suivants :
i.
Le droit à la présomption d’innocence, protégé par l’article 7(1)(b) de la
Charte ; et
ii.
Le droit à la nationalité béninoise, protégé par l’article 15 de la
Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).
III.
RÉSUMÉ DE LA PROCÉDURE DEVANT LA COUR DE CÉANS
6.
Le 04 août 2020, le Requérant a déposé la Requête introductive d’instance
contenant une demande de mesures provisoires. La Requête a été
communiquée à l’État défendeur le 17 août 2020. Les délais de soixante
(60) et de quinze (15) jours lui ont été fixés pour communiquer sa réponse,
respectivement, sur le fond et sur la demande de mesures provisoires, à
compter de la réception de la notification.
7.
La Cour a rendu le 25 septembre 2020 une ordonnance de rejet des
mesures provisoires sollicitées, qui a été signifiée aux Parties le 12 octobre
2020.
l’objet d’une décision de condamnation exécutoire et qui ne défère pas à la convocation et à l’injonction
de l’Autorité ».
5
Le dispositif de la décision est ainsi conçu : « Dit que l’arrêté interministériel
n°023/MJL/DC/SGM/DAPCG/SA/023SGG19 du 22 juillet 2019 portant interdiction de délivrance des
actes de l’autorité aux personnes recherchées par la justice en République du Bénin n’est pas contraire
à la Constitution (…) ».
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