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l’Etat Défendeur, la seule conclusion logique à tirer est que ledit
immeuble est depuis longtemps sorti du patrimoine de Monsieur
NOCA Lucio et de sa succession. Ainsi donc du point de vue de
l’Etat défendeur, c’est à bon droit que la Cour suprême de justice a
débouté Monsieur NOCA Dino de toute prétention. Par conséquent,
il n’appartient qu’à sieur KASILEMBO de revendiquer son bien
immobilier.
AC
HP
R
106. L’Etat défendeur dans sa conclusion affirme que selon l’historique
des faits et des antécédents de la cause, que s’étant joint à l’instance
RC1683 par assignation en intervention volontaire du 3 janvier
1986, sieur KASILEMBO s’était tout aussi volontairement, désisté de
son action et en tout cas n’a formé aucun recours contre le jugement
du 19 février 1986 ayant déclaré irrecevable son action pour défaut
de consignation. Ainsi les droits immobiliers sur lesquels Monsieur
NOCA Dino fonde son recours ayant été en son temps transmis à
Monsieur KASILEMBO au moins depuis l’année 1986, Monsieur
NOCA Dino doit être débouté de son recours pour défaut de qualité
en raison de l’absence en son chef du droit immobilier revendiqué.
107. L’Etat défendeur dans sa thèse estime que Monsieur NOCA père ne
pouvant se prévaloir d’un droit de propriété qu’il avait déjà cédé à
un tiers, c’est à tort qu’est invoquée par son héritier la violation de
cet article 14 de la charte africaine auquel il en est étranger.
108. S’agissant de la violation de l’article 7 de la Charte africaine, l’Etat
Défendeur soutient que, Monsieur NOCA Dino se prévaut de sa
propre turpitude ou plus exactement de la fraude entreprise de son
chef.
109. L’Etat Défendeur poursuit qu’en effet, le renvoi de la cause devant
la section judiciaire de la Cour Suprême de Justice pour en connaître
du fond n’étant que la résultante du deuxième pourvoi en cassation
qui, ayant été estimé fondé par la Cour Suprême de Justice avait
nécessité un deuxième renvoi, il n’était que normal qu’il soit
invalidé vis à vis de Monsieur NOCA Lucio, dès l’instant où il fut
révélé devant la section judiciaire de la Cour Suprême de Justice que
le deuxième pourvoi en cassation qui était à la base dudit deuxième
renvoi était frauduleux, puisque introduit le 3 mai 1995 au nom de
Monsieur NOCA Lucio déjà décédé le 27 mai 1992.