345. En ce qui concerne la santé physique des PAA, la Cour observe qu’en raison de leur peau, qui présente des niveaux réduits de mélanine, et des déficiences visuelles dont ils sont atteints dès la naissance, il est indispensable qu’elles aient accès aux soins de santé primaires, notamment à la crème solaire, à des couvre-chefs à larges bord et à des lunettes de protection contre le soleil. La fourniture de crème solaire, de couvre-chefs à large bord et de lunettes de protection contre le soleil, loin d’être un luxe pour les PAA, constitue une barrière ténue entre l’état de bonne santé et d’infirmité grave. Par analogie, cela s’apparente à l’accès à l’eau potable et salubre. 346. La Cour rappelle que l’affirmation des amici curiae selon laquelle les PAA sont très vulnérables au cancer de la peau, qui peut être évité et traité s’il est détecté à un stade précoce, n’a pas été contestée par l’État défendeur. Pour se protéger du cancer de la peau, les PAA ont donc besoin de crème solaire, de couvre-chefs à large bord et de lunettes de protection contre le soleil, uniquement pour survivre et avoir un meilleur niveau de vie. 347. La Cour prend note du moyen de défense de l’État défendeur selon lequel il fournit aux PAA deux flacons de crème solaire tous les six mois, soit quatre flacons par an. La Cour souligne toutefois que cet effort ne peut être considéré comme répondant à la norme qui requiert « le maximum des ressources disponibles ». 348. La Cour observe que la situation est exacerbée par le fait que la distribution des flacons est effectuée en collaboration avec des organisations de la société civile, ce qui signifie que l’État défendeur pourrait fournir davantage de crèmes solaires. 349. La Cour observe que l’État défendeur n’a pas donné de statistiques concernant la distribution de couvre-chefs à large bord ou de lunettes de protection contre le soleil et rappelle qu’il est tenu de les distribuer au maximum de ses ressources disponibles. La Cour souligne, en outre, que 84

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