surpeuplés et que les conditions sanitaires et d’hygiène étaient de piètre qualité. Les centres disposent de peu de matériel pédagogique, voire aucun ». Les Requérants soutiennent que de nombreux enfants ont développé un cancer de la peau en raison du manque de connaissances du personnel des besoins spécifiques des PAA et que des abus sexuels ont également été signalés dans les centres. 280. En réponse, l’État défendeur fait valoir qu’il a pris des initiatives visant à préserver la vie des PAA à la suite de rapports faisant état d’agressions et de meurtres de ces personnes, notamment en accueillant des enfants atteints d’albinisme dans cinq centres qui sont des écoles spécialisées pour personnes handicapées. Ces centres se trouvent à Kabanga (région de Kigoma), à Mwisenge (région de Mara), à Mitindo (région de Mwanza), à Furaha (région de Tabora) et à Buhangija (région de Shinyanga). Il affirme que du fait de l’existence de ces centres d’accueil, le nombre d’agressions et de meurtres de PAA a baissé. 281. L’État défendeur fait également valoir que pendant leur séjour dans les centres d’accueil, les enfants ont reçu toutes les commodités nécessaires. Selon l’État défendeur, d’autres « bienfaiteurs » ont également été autorisés à apporter un soutien en nature aux enfants. En outre, les enfants ont continué à être scolarisés pendant leur séjour dans les centres d’accueil. 282. À l’audience publique, l’État défendeur a déclaré que tous les enfants qui se trouvaient dans les centres ont été remis à leurs parents. 283. Les amici curiae affirment que les centres d’hébergement temporaire mis en place par l’État défendeur ne servent pas nécessairement le meilleur intérêt de l’enfant, dans la mesure où les enfants atteints d’albinisme vivent loin de leurs familles dans des centres surpeuplés, dépourvus des commodités nécessaires et dans lesquels l’on a enregistré des incidents de maltraitance. 68

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