l’organisation d’une table ronde des parties prenantes à la lutte contre la
violation des droits des PAA, sous l’égide de la Commission nationale des
droits de l’homme et de la bonne gouvernance, ainsi que l’organisation de
fora nationaux sur la justice pénale.
204. L’État défendeur affirme qu’en 2016, le bureau du Premier ministre a lancé
une campagne de sensibilisation de deux semaines sur les droits des PAA
à Mwanza, Geita, Simiyu, Shinyanga, Kagera, Tabora, Kigoma et Mara. À
cet égard, l’État défendeur fait valoir qu’il a sensibilisé la population à la
situation critique des PAA en ayant recours aux médias locaux, aux danses
et aux programmes scolaires. Il affirme qu’il s’agit d’une bonne pratique,
reproduite par d’autres pays africains.
205. L’État défendeur fait également valoir qu’il a imposé des restrictions aux
activités des guérisseurs traditionnels en révoquant leurs licences, afin de
mettre un terme aux pratiques néfastes liées aux superstitions.
206. Il fait valoir, en outre, qu’il a engagé des poursuites dans 12 affaires
concernant des sévices graves, qui ont donné lieu à des condamnations et
à des peines.
***
207. L’article 5 de la Charte dispose :
Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne
humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique. Toutes
formes d’exploitation et d’avilissement de l’homme, notamment
l’esclavage, la traite des personnes, la torture physique ou morale, et
les peines ou les traitements cruels, inhumains ou dégradants sont
interdites.
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