SAIDOU BAKARI, BOUBACAR MOSSI, saisissaient la
Cour de Justice de la Communauté afin qu’elle constate et
juge que :
- le Bureau de l’Assemblée Nationale, installé courant
MaiJuin 2014, n’est pas conforme à l’article 89 alinéa 1 de
la
Constitution du Niger en ce sens qu’il ne reflète pas la
configuration politique de l’Assemblée Nationale telle que
définie par la jurisprudence de la Cour constitutionnelle et
constitue une violation du protocole (A/SP1/12/01) ;
- la majorité parlementaire est seule responsable de cette
situation qui est une violation des droits de l’opposition
parlementaire à participer, par l’entremise des députés de
son choix, à la gestion des affaires de l’Assemblée Nationale
;
- toutes les décisions prises par le Bureau non conformes sont
illégales et par conséquent de nul effet ;
- le scrutin doit se poursuivre à l’effet de compléter la
composition du bureau par l’élection des représentants
légaux de l’opposition ;
9. Au soutien de leurs prétentions, ils exposent que le Bureau
actuel de l’Assemblée National n’est pas conforme aux
dispositions de l’article 89, alinéa 1 de la Constitution du
25 novembre 2010, des articles 13.1, 13.2 et 15.6 de la
résolution 003/AN du 19 février 2011 portant règlement
intérieur de l’Assemblée Nationale, parce qu’ayant été mis
en place sans que les deux (02) postes de vice-présidents
de l’opposition n’aient été pourvus ; que ce Bureau n’est
pas non plus conforme aux règles de bonne gouvernance
telles qu’édictées par les Etats au Protocole Additionnel
sur la Démocratie et la Bonne gouvernance de la CEDEAO
dont le Niger est signataire ;
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